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Défense belge sur le Luxembourg

 

L'Union Européenne met fin à la mission EUTM Mali.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a annoncé lundi que l'Union Européenne allait mettre fin à ses missions d'entraînement et de formation au Mali, faute de garantie suffisante de la part de la junte malienne. "On arrête les missions de formation et les entraînements des forces armées et de la garde nationale, mais nous allons poursuivre les formations sur les lois de la guerre, car il faut que les militaires sachent que la guerre a des lois et des règles du jeu", a-t-il déclaré l’issue d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg. Ces missions vont se déployer dans d'autres pays du Sahel sans toutefois plus de précisions pour l'instant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela signifie donc la fin de la mission EUTM Mali, lancée en 2003, même si d'autres articles de presse parlent d'une suspension temporaire, la mission pouvant reprendre à tout moment si la situation s'améliore. La Défense belge y a  une dizaine de militaires présents en tant qu'instructeurs et officiers d'état-major. Pour rappel, la Belgique a été la tête de l’EUTM Mali de juillet 2016 à janvier 2018, trois généraux se succédant avec un mandat de six mois chacun: le général Eric Harvent, le général Peter Devogelaere et le général Bart Laurent. L’armée belge y a déployé jusqu’à 175 militaires durant cette période au sein de la Force Protection.

L'armée luxembourgeoise est également très présente au sein de l'EUTM Mali avec un détachement d'une vingtaine de militaires et des drones Raven au sein de la Force Protection. Il s'agit de leur plus grosse mission à l'étranger. Le mandat était d'une durée de deux ans et prend fin en mai prochain. Quant aux Pays-Bas, ils ne déploient actuellement que six militaires dans cette mission.

La question de l'avenir de la Minusma se pose aussi. Une vingtaine de militaires belges sont déployés au sein de cette opération en tant qu'équipes d’entraînement mobiles (Mobile Training Teams) pour des instructions et des entraînements supplémentaires aux contingents sur place.

Marie-Madeleine Courtial, Défense belge, le 13.04.2022

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La contribution des pays du Benelux à la future capacité de déploiement rapide européenne.

 

Dans une déclaration conjointe du 6 avril, les trois ministres de la Défense des pays du Benelux se sont exprimés sur la mise en oeuvre de la Boussole Stratégique, qui a été approuvée par les dirigeants européens le 21 mars dernier. Elle a pour but de renforcer la coopération des pays de l'Union Européenne dans le domaine de la Défense d'ici à 2030. L'une des décisions est la mise en place d'une capacité de déploiement rapide pouvant compter jusqu'à 5000 militaires.  Les trois pays du Benelux ont annoncé leur contribution à cette capacité de déploiement rapide, qui sera sur pied pour 2025 avec l'Allemagne à sa tête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Luxembourg fournira des communications par satellite et assurera la surveillance de l'espace. Depuis 2018, la Défense luxembourgeoise s'est lancé dans le domaine satellitaire afin d'augmenter ses investissements d'abord avec le satellite GovSat-1, dont la Marine belge a été la première à profiter. Elle a offert aussi des capacités de communication à la Minusma mais aussi à l'EUTM Mozambique ou encore à la mission de l'OTAN en Irak depuis le Luxembourg. Il y a ensuite le programme LUXEOSys, qui permet l'acquisition et le lancement d’un satellite d’observation de la Terre, qui ne se met pas en place sans remous puisque son coût initial de 168,2 millions d'euros est passé à 350 millions d'euros. La Défense belge sera impliquée dans le projet. Une partie du projet est externalisée en Belgique, le centre militaire de Diekirch ne pouvant pas accueillir les installations au sol pour le satellite. Ces dernières seront basées à Redu tandis que la programmation des images (plan d’imagerie) et du contrôle de qualité sera assurée par la Défense belge depuis son quartier général d'Evere. Quant à la gestion opérationnelle et à la maintenance, elle a été confiée à la société LUXEOps qui a remporté le marché en octobre 2021. Le lancement du satellite et la mise en service sont prévus en 2023.

Pour les Pays-Bas la contribution néerlandaise consistera en une unité de manoeuvre de 150 militaires, des véhicules blindés Boxer et une unité médicale. Les véhicules blindés Boxer sont très largement utilisés par la Landmacht depuis 2018 en Lituanie au sein de l'opération enhanced Forward Presence. Les Pays-Bas comptent également augmenter leur participation aux missions européennes et déployer des officiers d'état-major supplémentaires au sein du quartier général militaire de l'UE.

La Belgique n'a pas réellement précisé les contours de sa contribution qui consistera en des capacités de niche. La ministre Ludivine Dedonder a toutefois précisé que la Défense belge participerait en 2024 aux battlegroups de l'UE (EUBG), des groupements tactiques qui n'ont jamais été utilisés depuis leur mise en place en 2007 mais qui permettent des entraînements interalliés. La Belgique avait pris la tête d'un EUBG en 2018. En général, elle assume cette responsabilité environ tous les quatre ans.

"Notre coopération bilatérale et trilatérale est multiple et de longue date. Elle témoigne d'un niveau de confiance élevé. Nous espérons qu'elle pourra servir d'exemple pour une coopération militaire européenne à plus grande échelle", déclarent les trois ministres. Parmi les nombreux projets de coopération, on peut parler de l'achat conjoint de frégates et chasseurs de mines entre la Belgique et les Pays-Bas, l'acquisition de drones entre les trois pays du Benelux ou bien encore l'exploitation conjointe de la flotte d'A400M entre la Belgique et le Luxembourg.

Armée belge, par Marie-Madeleine Courtial le 11. April 2022

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Défense belge, Marie-Madeleine Courtial, le 25.01.2022

 

Les armées belge et luxembourgeoise signent un accord pour la création d’un bataillon binational

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Belgique et le Luxembourg ont lancé le volet militaire de la création du bataillon de reconnaissance belgo-luxembourgeois après la signature politique d’août 2021

Les armées belge et luxembourgeoise signent un accord pour la création d’un bataillon binational. En août 2021 lors de la réunion Gäichel, la ministre de la Défense belge Ludivine Dedonder et le ministre luxembourgeois François Bausch ont signé une lettre d’intention pour la création d’un bataillon de reconnaissance belgo-luxembourgeois. Les premières informations à ce sujet sont apparues au mois de mai 2021. Depuis le projet a avancé même si le chemin reste encore long.

Une nouvelle étape a été franchie avec la signature ce mardi 25 janvier d’un mandat entre le Chef de la Défense belge, l’amiral Michel Hofman, et le Chef d’état-major de l’armée luxembourgeoise, le général Steve Thull. Cette signature lance le groupe de travail binational ERMESINDE, qui élaborera une ébauche de concept d’opération pour la mise en place et l’exploitation conjointe d’un bataillon de reconnaissance de combat médian belgo-luxembourgeois. « Avec cette signature les deux Etats-majors ont reçu le mandat d’étudier les impacts d’un tel bataillon sur la formation, le matériel, l’organisation », a indiqué de son côté l’armée luxembourgeoise. La première grande question qui devra être abordée sera celle de l’emplacement de cette future unité, a-t-elle également précisé. Dès le début, le camp de Lagland a été évoqué mais cela n’a pas été confirmé.

En septembre dernier, la Direction de la défense luxembourgeoise parlait du détachement d’un officier luxembourgeois auprès de la Défense belge dans le cadre de ce projet. Ce bataillon de reconnaissance belgo-luxembourgeois doit voir le jour d’ici 2028.

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